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Blog Stress

   

Pour une économie au service de l'Homme et de son environnement

L’objectif de ce blog est de montrer que la prise en considération pleine et entière de l’Homme peut, au niveau de l’entreprise, comme dans bien d’autres domaines d’ailleurs, être à l’origine de nouveaux espoirs.

La prise en considération de l’Humain et de son environnement peut certainement permettre d’allier la performance de l’entreprise au respect de la nature et au bien-être de l’Homme. Quelques textes fondateurs et articles de presse, fidèles à cet esprit, sont déjà sur le site « Entreprise et performance ». Sur ce blog, nous comptons faire figurer essentiellement des éléments d’actualité.


Mercredi 2 juin 2010 3 02 /06 /Juin /2010 23:21

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Un commentaire de l'article "Travail et plaisir : un mariage impossible ?" nous semblait pertinent.

En voici donc un large extrait :


Les règles de management inculquées à nos dirigeants sont encore trop souvent liées à l'autorité.


Beacoup de managers se réfugient derrière leur "statut" de CHEF pour asseoir leur autorité et génèrent ainsi du stress chez leurs collaborateurs qui mettent en place des stratégies de protection ou de contournement.


La relation à l'autre s'en trouve ainsi polluée par des jeux d'acteurs où les notions d'écoute et de bienveillance n'ont pas de place.


Je suis personnellement convaincu de la nécessité de repenser les principes de l'exercice de l'autorité et du leadership dans l'entreprise pour passer d'un management fondé sur la contrainte et la crainte à un management basé sur l'adhésion et la bienveillance.


Or c'est une culture du "chef" qu'il faut reconsidérer car trop souvent être bien veillant peut être assimilé à une forme de faiblesse "péché "suprême pour un CHEF dans l'image que l'on se fait de ce personnage.

Publié dans : Entreprises - Par André Perros
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 11:44

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Au jour d’aujourd’hui, pour la quasi-totalité d’entre nous, la première satisfaction du travail, c'est d'en posséder un. Le sentiment, c’est que nous travaillons pour vivre, mais il est de plus en plus difficile d’associer le travail comme un véritable moyen de se socialiser et de s'intégrer dans la société.

 

Travail et plaisir, apparaissent comme deux valeurs que tout oppose, et de la à s'éclater au boulot... il est quasi-indécence d’évoquer ce sentiment dans cette période de crise.

 

L'étude étymologique confirme ce sentiment car « Travail, du latin trepalium, évoque  l’instrument de torture ». Et selon une étude de l’institut IFOP, pour 68% des salariés français, travailler c'est d'abord un moyen de gagner sa vie, seulement 15 % des salariés français estimeraient que le travail est un moyen de se réaliser, et 9 % qu'il apporterait "un peu de plaisir". On notera dans le même temps, que 39 % se sentent obligés d'aller travailler.

 

Dans le cadre de la « performance globale », il est intéressant d’aborder la recherche de plaisir au travail. Cette recherche apparait comme une composante de la lutte contre les effets néfastes du stress. Je suis convaincu que nous pouvons associer ces deux notions car ce que l'on fait avec plaisir, on le fait bien.

 

            Mobilisation et reconnaissance sont des sources de plaisir et contribuent à diminuer le stress au travail  

 

Les grandes sources de stress au travail, sont de faire quelque chose qui n'a pas de sens, et de ne pas être reconnu. Nous avons tous besoin que les choses, les personnes, notre travail dans sa globalité, aient une certaine cohérence.

 

Nous avons besoin de trouver une utilité à notre activité et pour moi donner un sens, ce n’est pas uniquement savoir pourquoi nous travaillons mais c’est également, connaître des objectifs précis, atteignables qui nous permettront d’œuvrer ensemble vers un but commun.

 

Le seul problème c’est que nos méthodes de management sont obsolètes face aux évolutions de notre société. Nous ne faisons pas assez savoir à nos collaborateurs qu’ils servent à quelque chose, nous ne prenons pas le temps d’écouter, de leurs expliquer clairement ce qu’on attend d’eux, ou même d’injecter de la convivialité dans nos relations … Du sens, de la reconnaissance dans le travail, sont sans aucun doute, des sources importantes de plaisir pour un employé.

 

Nous le voyons bien, les quelques employeurs qui misent sur une gestion humaine des ressources : émettant des attentions envers l'autre, respectant le travail de chaque salarié, faisant confiance à leurs compétences, injectant tout simplement de l’Humain dans les relations… aident leurs collaborateurs à ne plus se sentir comme un simple numéro de matricule obéissant tel un automate…

 

C’est une réelle satisfaction de savoir que nous sommes utiles et que nous pouvons avoir de l’influence par notre travail quelque soit notre poste et notre niveau.

 

C'est une habitude quotidienne que tous, dirigeants comme employés, doivent saisir, en misant sur ces valeurs qui ont été trop souvent écartées ces dernières décennies.

 

            Un bon environnement de travail favorise l’épanouissement professionnel…

 

Le plus curieux, c’est que les entreprises ne semblent pas se passionner outre mesure à l’exploitation  de ce critère. Beaucoup d’entreprises semblent passer à coté de cette réflexion, et  nombre de dirigeants n’ont pas encore pris conscience de l’intérêt que peut susciter la notion de plaisir éprouvée par leur salariés.

 

Pourtant un salarié reconnu, considéré, épanoui et donc heureux est un salarié efficace dans sont travail.

 

Si nos organisations disposent d’outils performants en termes d’ergonomie, d’amélioration des conditions de travail, (sur la notion de pénibilité et d’assistance technique), l’environnement de travail évolue trop dans l’autre sens. Il est souvent dégradé par une absence de valeur humaine.

 

L’Humain encore une fois apparait comme une solution à bien de nos problèmes dans notre société moderne.

 

Nous devons prendre de nouvelles voies. C’est vrai que ce n’est pas essentiel d’avoir un discours plus humain pour que le travail soit fait. Mais un employé sera plus loyal envers un dirigeant qu’il apprécie et en qui il a confiance. Même si le travail, est particulièrement exigeant, nous devons contribuer à faire que le climat soit agréable et que plaisir au travail soit possible.

 

Cette approche est un outil de plus, et va apparaitre comme indissociables de la « performance globale », au même titre que la Santé, la lutte contre le Stress... Bien sûr, tous les dirigeants ne sont pas des spécialistes des relations humaines. Mais ceux qui développent ces méthodes de management obtiennent des résultats probants. La qualité des relations est un des facteurs importants dans l’élaboration d’un environnement de travail performant.

 

L’épanouissement d’un salarié, influence considérablement son efficacité.

 

Allier Travail et plaisir est possible ! Certes cela demande des changements profonds mais ces changements valent le coup d’être amorcés…  

Publié dans : Entreprises - Par Yannick Coudert
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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 10:55

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Dans la continuité des précédents articles, je souhaite contribuer à alimenter la réflexion sur la notion de développement durable.

D’un concept plutôt scientifique lors de son apparition, il évolue aujourd’hui de plus en plus vers des actions concrètes et il est très intéressant d’aller plus loin et d’y intégrer la notion d’équité sociale et humaine qui, jusqu’ici, était systématiquement perçue comme un frein à la performance.

 

            Les pouvoirs publics, les investisseurs, la pression de l’opinion…  nombreuses sont les forces qui poussent aujourd’hui l’entreprise vers le développement durable. Le développement durable se révèle maintenant de plus en plus comme le facteur d’intégration, de différenciation et de compétitivité sur les marchés.

           

            Dans une économie de plus en plus guidée par la production immatérielle, on se trouve devant la nécessité de transformer nos façons de l'évaluer, et donc de trouver de nouveaux outils, comme le Bilan Sociétal, la responsabilité sociale et environnementale (RSE). Cela implique également que l’entreprise ne soit plus évaluée sur la base des seuls critères financiers classiques mais sur un ensemble de données beaucoup plus vastes : la santé et sécurité au travail, la formation des salariés, la contribution au bien commun…

 

            Il est essentiel que demain, ces responsabilités et ces notions soient indissociables de l’analyse comptable et financière classique. Il est important que ce nouveau mode d’expertise soit développé, pour apprécier la performance des entreprises dans leur globalité.

 

            Prenons quelques exemples d’actions simples, qui permettraient d’améliorer la performance durable des entreprises :

 

            D’un point de vue santé et sécurité au travail:

           

            Ce point apparait aujourd’hui comme le plus délicat et le plus complexe à solutionner. Le management, trop souvent en décalage avec les exigences d’aujourd’hui, doit impérativement évoluer ; intégrer de méthodes principes, en ce fondant principalement sur l’Humain.

En prenant pleinement en compte les ressorts de l’Humain, en motivant plutôt qu’en faisant l’apologie de la pression du résultat et d’une forme de  matérialisme, nous allons jouer sur des mécanismes  jusqu’ici inexploités.

Nous devons démontrer que le management, dans certaines circonstances, peut donner des résultats étonnants comme la transformation de difficultés en un potentiel de motivation nécessaire à l’accomplissement de grandes choses. Le stress ressenti ne présente plus alors la même toxicité pour notre santé.

            Il est essentiel que chacun perçoive mieux son rôle dans l’entreprise, donne le meilleur, non pas pour le seul résultat d’avoir des indicateurs « au vert », mais bien plus pour la satisfaction d’avoir fait du bon travail, et d’accomplir des taches utiles. Nous le voyons, les entreprises ainsi que nos organisations en général, sont submergées de contrôle, de reporting, de réunions avec comme seul bilan final une masse d’actions à traiter sans véritable vision à long terme.

            Il serait trop réducteur de penser qu’une souplesse organisationnelle va desservir la fonction et l’objectif premier de l’entreprise. Cette simple reconsidération peut nous permettre d’accroitre visiblement la performance de chaque collaborateur et ainsi celle de nos entreprises.

 

            D’un point de vue contribution à l’emploi et formation des salariés :

 

            Le renouvellement des générations, le vieillissement des salariés et l’allongement de la durée de travail nous obligent à analyser et à revoir nos politiques d’emploi établies jusqu’ici dans notre pays.

 

La gestion des compétences, et cela à tout âge, se révèle également être un exercice périlleux.

Basons nous sur un constat : d’ici 2030 la moitié de la population active aura plus de 50 ans, et la démographie des salariés en France révèle l’important déficit d’emploi des jeunes et des seniors.  Or en raison des futurs départs en retraite qui s’annoncent ces prochaines années, nous allons au devant d’une perte assurée de compétences, de connaissances si nous ne garantissons pas une « coopération intergénérationnelle ».

            Ces exigences sont vastes et complexes mais surtout, appellent un changement radical de pratiques et de comportements.

            Il serait intéressant de mener des expériences pilotes intégrant une approche collective, rompant avec les philosophies individualistes de notre société de consommation, en recentrant l’Humain dans l’élaboration des stratégies d’appréhension du travail.

            Développons une forme de « tutorat » ayant pour objectif  la transmission du savoir et la formation de nouveaux talents. Cette formation, par exemple, pourrait être assurée par les salariés les plus expérimentés. Elle serait un moyen idéal d’associer, adaptation de poste en fin de carrière et maintien de l’emploi.

On garantit ainsi un objectif à court terme commun. Les séniors sont reconsidérés et accompagnés vers des cessations d’activités moins brutales et les plus jeunes gagnent en expérience et tirent profit de ces enseignements. La transmission de ces compétences, ne peut être qu’un gage de performance.   

 

           

            Bien commun et utilité sociale…

 

            Comme nous pouvons le remarquer dans les points précédents, il est  intéressant de voir que dans des domaines aussi vastes que l’environnement, l’économie, la santé, « notre vie entière en fait », l’appréhension et l’élaboration de nouvelles stratégies passent par le respect de l’Homme en général.

 

            Pourtant nous ne pouvons pas nier que subsiste un paradoxe. Les demandes des ménages évoluent, nos modes de vie, notre manière de consommer, avec d’une part des attentes à dimension matérielle, et d’autre part une recherche de plus en plus forte de dimension humaine, afin de réinstaurer un équilibre.

 

Prenons l’exemple d’une collectivité ou d’une association : les services qu’elles proposent sont inscrits dans des politiques territorialisées. Cependant, ni le coût, ni la productivité, ni le volume de production, fondent leur performance auprès de la population. Plus que la production matérielle finale, ce sont des savoirs accumulés, la proximité des citoyens, la capacité à proposer des projets sociaux, l’écoute face a des situations du quotidien… tous ces paramètres induisent leur performance. Ce capital, immatériel, inclut des valeurs de solidarité, de sens et le respect envers l’Homme.

 

Prenons un autre exemple dans la recherche du bien commun, qui est peut être encore plus parlant : lorsque les entreprises osent franchir le pas et soutenir des projets humanitaires, financer des actions sociales, l’évolution de la considération dans l’opinion publique, l’image que véhicule cette entreprise impose du respect et une forme d’admiration. Les salariés sont fiers d’appartenir à une telle structure, et le gain pour l’entreprise est immédiat.

  

            A travers ces quelques exemples, nous constatons que des personnes œuvrent au quotidien pour innover, et agir plutôt que subir.

Le CJD préfère parler de performance globale plutôt que de développement durable. Pourtant, la combinaison de ces deux expressions est intéressante pour s’apercevoir que les changements qui sont amorcés par des gens comme vous et moi doivent être généralisés et seront viables à une seule condition, qu’ils soient durables et globaux.

 

« Du sens et du respect pour l’Humain », et ce dans toutes nos organisations (sociales, politiques, économiques…) et nous pourrons associer le développement durable aux plus grandes théories fondatrices.

Publié dans : Entreprises - Par Yannick COUDERT
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 08:48

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Un récent article paru sur « le blog des bonnes nouvelles » aborde le cas d’une entreprise riche de sens et performante : « Bretagne ateliers ». A lire…

Publié dans : Entreprises - Par Philippe Rodet
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 11:16

 

Des richesses immatérielles sont autant de véritables ressources pour un développement durable.

    

            Dans un article précédent, nous avions pu mettre en évidence le dérèglement et le manque d’équité entre les enjeux économiques, sociaux, et environnementaux. Aujourd’hui, si nous sommes nombreux à rechercher un nouvel équilibre entre ces composantes, (pour une société plus responsable), beaucoup pensent que la seule voie pour sortir de la crise se fera avec des mesures financières, nous permettant de consommer toujours plus et de repartir comme si de rien était.

   

« Relancer la consommation et nous allons sortir de la crise ». Mais au final, n’est-ce pas pour mieux y replonger à très court terme ? Il n’y a pas que l’économie qui est malade : l’homme aussi souffre de plus en plus.

   

Pour consommer, en effet nous consommons, mais de plus en plus de médicaments pour tenter d’améliorer notre santé. Attention si nous ne prenons pas les devants, nous allons vers de graves difficultés.

   

Aujourd’hui, ce n’est plus un secret, le stress rend malade. Il entraîne de nombreuses maladies (des dépressions, des suicides, des maladies cardio-vasculaires, des troubles musculo-squelettiques...) mais au-delà de ces maladies graves et parfois mortelles, un individu stressé est un individu fragilisé qui sera plus susceptible de contracter la grippe, de développer des allergies...

  

Face à des signes de stress : qu’ils soient d’origine personnelle ou professionnelle (même s’ils sont étroitement liés), il est primordial de rechercher le lien possible avec le contexte professionnel (surcharge de travail, objectifs insuffisamment définis, relations difficiles avec la hiérarchie, manque d’autonomie, carence de reconnaissance…).

   

Les cas de stress dans l’entreprise sont trop souvent niés ou attribués uniquement à la fragilité des individus or n’est-ce pas avant tout un justificatif pour ne pas se soucier véritablement du problème ?

   

 Prenons des exemples :


Le coût du stress était en effet déjà évalué en 2000 par le Bureau international du travail à "3 à 4% du PIB" de chaque Etat Européen, (et  même si ce chiffre est très difficile à vérifier), un quart des arrêts de travail de 2 à 4 mois sont ainsi dus à des "problèmes psychosociaux", au premier rang desquels on trouve le stress.

   

Selon un autre rapport du BIT, aux Etats-Unis, cela représente une perte annuelle d'environ 200 millions de journées de travail, par an et en Allemagne, l'impact sur la production se chiffrerait en milliards d'euros.

 

En France sur une population active de 23.5 millions de personnes, 1 à 1,5% sont touchés par une pathologie liée au stress professionnel. Selon les hypothèses, le coût du stress au travail serait estimé à plus de 1.6 milliard d’euros pour les effets directs. Mais si la France partage avec les Etats-Unis le triste privilège d'être l'un des pays au monde où le stress au travail fait le plus de ravages, il est temps de proposer des remèdes pour combattre ce triste palmarès.

   

Je pense que le véritable enjeu d’un « Développement Durable » ne consiste pas seulement à répondre à des questions environnementales. Imaginons de nouvelles synergies entre le pilier économique et social grâce à l’amélioration de la santé des salariés. Cela est possible en allant plus loin dans la démarche, en redonnant à l’Homme sa véritable place.

  

Bien sur, nous ne pourrons pas transférer dans l’intégralité les couts associés au stress en une manne d’argent disponible. Mais si nous travaillons à améliorer ce capital qu’est la santé de notre population active, nous allons être surpris par la force du mécanisme mis en jeu et des interactions que cela entraine.

  

  

 

 

 

  

 

Yannick Coudert

Publié dans : Entreprises - Par Yannick Coudert
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